CHAPITRE 4 Torture
Laar ouvrit un oeil, puis l'autre. Il avait mal un peu partout. Où était-il ? il n'aurait su le dire. Il appuya sur se bras pour se relever, mais il n'y avait plus rien sous ses mains, et il se retrouva face contre terre deux mètres plus bas, de moins boonne humeur encore que la minute précédente. Il se releva à grands coups de jurons et regarda autour de lui, se massant la nuque. Il se trouvait vraisemblablement dans un cachot, séparé d'une autre pièce par une sorte de haute barrière métallique. Cette pièce, c'était une pièce de...
- ... Torture ?
Laar recula de quelques pas et heurta le lit métallique superposé dans lequel il se trouvait quelques instants auparavant. Par dela la cloison de barreaux, dans l'autre partie de la salle, la vision était cauchemardesque : de hautes étagères recouvraient les murs, couvertes d'instruments en tous genre, du scalpel à la scie en passant par le crochet et le harpon métallique. Au centre, une table de bois sur laquelle était allongé Melkhar, les poignets et les chevilles retenus par de solides lanières de cuir. Une jeune femmes tenait à la main un scalpel et s'amusait à l'enfoncer dans diverses parties du corps du collosse, un sourire sadique aux lèvres. Celui ci hurlait de douleur : ce furent sans doute ses cris qui réveillèrent Laar.
- Du calme, mon chéri, je veux simplement savoir qui est ton chef, et ce que tu faisais là bas à faire exploser une bombe.
- J... J'ai déja dit ! J'empêchait le démon de... De faire sauter la Chambre... Il poussa un nouveau cri déchirant tandis que la jeunne fille aux cheveux noirs dessina un long et profond trait dans son torse avec le scalpel.
- C'est très vilain de dénoncer ses petits camarades. Les témoins disent que vous vous êtes battus. je sais que vous êtes du clan opposé. Donne moi le nom de ton chef et l'endroit de votre QG, ainsi que celui de l'autre démon.
- Son... Son chef c'est Saraka. Une archange. Et... le QG... Je ne sais pas... Secret... déja attaqué si on savait...
- Et ton chef à toi, c'est qui ? s'écria la jeune femme en enfonçant rageusement son scalpel tout près de la partie intime de Melkhar.
Celui ci perdit conscience et sa tête tomba de côté. Laar dégluttit difficilement. Il n'aurait pas du tomber du lit si bruyament. Il n'aurait pas du jurer ainsi. Quand il croisa le regard sadique de la fille, il aurait voulu ne jamais exister.
- Tiens tiens... L'élémentaire s'est réveillé. Comment allez vous, très cher ? demanda-t-elle d'une voix innocente en ouvrant la porte de barreaux qui permettait le passage entre les deux parties de la salle.
- N'approchez pas ! Lui lança Laar tendant vers elle un index menaçant.
Jeune fille ou pas, il n'hésiterait pas à faire feu si elle le touchait. La fille leva un sourcil et un rictus se dessina sur ses lèvres. Elle toisa le démon de haut en bas, semblant passer en revue tous ses points faibles. Son regard s'attarda sur de longues cicatrices qui marquaient le torse de Laar.
- Combat singulier ? demanda-t-elle, prise de curiosité.
- Scène de ménage.
Laar secoua la tête. Il se demandait pourquoi il lui avait dit ça. Il ne fallait rien dire. Ne pas parler. Elle fit un pas. Laar avait prévenu. Une gerbe de feu jaillit de sa main droite vers la jeune fille. Celle-ci fit une pirouette et se retrouva en une fraction de seconde juste devant Laar. Son jenou fusa droit dans l'entrejambe du démon qui s'afaissa un peu sur lui même, et elle lui tordit le bras en passant derrière lui, l'imobilisant. Laar tenta de se débattre, mais une chose lourde s'abattit sur son crâne, et il perdit connaissance.
- Eh bien, on se réveille enfin ?
Quand Laar ouvrit les yeux, une atroce douleur lui transperçait le crâne. Il tenta de plier son bras pour se masser les tempes, mais impossible : ses poignets étaient sodidements attachés aux lanières de cuir de la table d’opération, encore tachée du sang tiède de Melkhar. La jeune fille aux cheveux de jais était penchée sur lui, un étrange rictus sur ses lèvres, et quelque chose brillait dans sa main droite. Elle serrait entre ses doigts un long couteau d’argent qui étincelait à la lueur des bougies dispercées un peu partout dans la salle. La fille sourit de plus belle en voyant l’expression du démon, et escallada la table pour s’asseoir à califourchon sur le ventre de Laar, tenant toujours la lame dans les mains. Ses yeux brillaient d’une lueur inquiêtante.
- Eh bien, beau gosse, j’aurais besoin de certaines informations que tu détiens... Et que je veux.
Elle se mit à carresser les pectoraux de Laar de la pointe du couteau, formant des arabesques autours des cicatrices déja existantes, puis continua :
- Je veux que tu me dises à quel clan tu appartiens, qui est ton chef, et où se cache votre QG.
- Ca va pas ?
Laar cligna des yeux et reprit toute sa vigueur. Si elle croyait pouvoir lui faire peur, avec son couteau de pacotille... Il ne cracherait rien, même si on devait le traverser de part en part. Saraka avait trop confiance en lui pour qu’il puisse se premettre de la trahir, qui plus est pour sauver sa misérable peau.
- Je crois que tu n’as pas bien compris. Tu vas me le dire, ou je te tue, répondit l’autre en riant.
- Allez vous faire fouttre !
Le démon lui cracha dessus et la regarda d’un air insolent. La jeune fille essuya son fron du pan de la manque, et approcha son couteau de Laar, le faisant courir sur le visage de Laar, l’air très sérieux.
- Par quoi veux-tu commencer ? Tu veux d’abord que je te retaille les oreilles ? Où que je crève ces si beaux yeux rouges ?
Laar dégluttit. Elle pouvait toujours le faire, il s’en foutait. Il avait bein été aveugle, lui statue de granit, pendant près de 200 ans...
- Qui est ton chef, et où êtes vous postés ? répéta-t-elle d’une voix dure.
Laar resta muet, et fit mine de regarder ailleurs. Alors une douleur inouïe lui tansperça l’épaule droite. La fille avait profondément enfoncé son couteau dans la chair du démon, qui saignait à présent à flots bouillonants. Elle retira sa main pour ne pas se brûler, et sortit le couteau de la plaie en le faisant pivoter, obtenant ainsi un hurlement de douleur. Elle toisa une nouvelle fois le démon tremblant de spasmes et lui demanda d’une voix mielleuse :
- Tu ne veux vraiment pas me le dire ?
- Vas te faire voir...
Alors elle jeta son couteau au sol et attrapa un espèce de harpon metallique qui trainait sur l’atelier, encore tout taché du sang de sa dernière victime. Laar eut un hoquet d’horreur quand il vit l’arme s’élever dans les airs, et tetomber tout droit vers son estomac. L’instrument s’y enfonça profondemment, faisant gigler sur la fille une longue trainée de sang. Le démon hurla de plus belle, et commença à se débattre avec furie. Sur son ventre, l’autre tenait bon, et avait agrippé le harpon sur lequel elle tirait de toutes ses forces.
Celui-ci finit par s’arracher du corps de Laar, sortant avec lui des lambeaux de chair sanguinolente qui s’étaient accrochés aux dents de l’outil. Sans attendre, la jeune fille le réenfonça à quelques centimètres de la première blessure, et le ressortit à nouveau, charcuttant littéralement le flanc de Laar. Celui-ci fut secoué de violents spasmes qui éjectèrent littéralement la jeune fille. Il avait mal, si mal... Une souffrance profonde, inimaginable. Son buste n’était plus qu’une mare de sang, ses muscles des machines ouvertes à l’air libre... Un instant son regard croisa celui de Melkkar, vide, qui était toujours allongé au sol, inerte. Allait-il finir comme lui ? Allait-il... Mourir ? Il sentit un souffle. La fille lui susurait des mots à l’oreille. Elle farfoullait dans les plaies de son torse de la pointe du couteau.
La douleur était insoutenable.
Il lui avoua tout. Tout.
- ... Torture ?
Laar recula de quelques pas et heurta le lit métallique superposé dans lequel il se trouvait quelques instants auparavant. Par dela la cloison de barreaux, dans l'autre partie de la salle, la vision était cauchemardesque : de hautes étagères recouvraient les murs, couvertes d'instruments en tous genre, du scalpel à la scie en passant par le crochet et le harpon métallique. Au centre, une table de bois sur laquelle était allongé Melkhar, les poignets et les chevilles retenus par de solides lanières de cuir. Une jeune femmes tenait à la main un scalpel et s'amusait à l'enfoncer dans diverses parties du corps du collosse, un sourire sadique aux lèvres. Celui ci hurlait de douleur : ce furent sans doute ses cris qui réveillèrent Laar.
- Du calme, mon chéri, je veux simplement savoir qui est ton chef, et ce que tu faisais là bas à faire exploser une bombe.
- J... J'ai déja dit ! J'empêchait le démon de... De faire sauter la Chambre... Il poussa un nouveau cri déchirant tandis que la jeunne fille aux cheveux noirs dessina un long et profond trait dans son torse avec le scalpel.
- C'est très vilain de dénoncer ses petits camarades. Les témoins disent que vous vous êtes battus. je sais que vous êtes du clan opposé. Donne moi le nom de ton chef et l'endroit de votre QG, ainsi que celui de l'autre démon.
- Son... Son chef c'est Saraka. Une archange. Et... le QG... Je ne sais pas... Secret... déja attaqué si on savait...
- Et ton chef à toi, c'est qui ? s'écria la jeune femme en enfonçant rageusement son scalpel tout près de la partie intime de Melkhar.
Celui ci perdit conscience et sa tête tomba de côté. Laar dégluttit difficilement. Il n'aurait pas du tomber du lit si bruyament. Il n'aurait pas du jurer ainsi. Quand il croisa le regard sadique de la fille, il aurait voulu ne jamais exister.
- Tiens tiens... L'élémentaire s'est réveillé. Comment allez vous, très cher ? demanda-t-elle d'une voix innocente en ouvrant la porte de barreaux qui permettait le passage entre les deux parties de la salle.
- N'approchez pas ! Lui lança Laar tendant vers elle un index menaçant.
Jeune fille ou pas, il n'hésiterait pas à faire feu si elle le touchait. La fille leva un sourcil et un rictus se dessina sur ses lèvres. Elle toisa le démon de haut en bas, semblant passer en revue tous ses points faibles. Son regard s'attarda sur de longues cicatrices qui marquaient le torse de Laar.
- Combat singulier ? demanda-t-elle, prise de curiosité.
- Scène de ménage.
Laar secoua la tête. Il se demandait pourquoi il lui avait dit ça. Il ne fallait rien dire. Ne pas parler. Elle fit un pas. Laar avait prévenu. Une gerbe de feu jaillit de sa main droite vers la jeune fille. Celle-ci fit une pirouette et se retrouva en une fraction de seconde juste devant Laar. Son jenou fusa droit dans l'entrejambe du démon qui s'afaissa un peu sur lui même, et elle lui tordit le bras en passant derrière lui, l'imobilisant. Laar tenta de se débattre, mais une chose lourde s'abattit sur son crâne, et il perdit connaissance.
- Eh bien, on se réveille enfin ?
Quand Laar ouvrit les yeux, une atroce douleur lui transperçait le crâne. Il tenta de plier son bras pour se masser les tempes, mais impossible : ses poignets étaient sodidements attachés aux lanières de cuir de la table d’opération, encore tachée du sang tiède de Melkhar. La jeune fille aux cheveux de jais était penchée sur lui, un étrange rictus sur ses lèvres, et quelque chose brillait dans sa main droite. Elle serrait entre ses doigts un long couteau d’argent qui étincelait à la lueur des bougies dispercées un peu partout dans la salle. La fille sourit de plus belle en voyant l’expression du démon, et escallada la table pour s’asseoir à califourchon sur le ventre de Laar, tenant toujours la lame dans les mains. Ses yeux brillaient d’une lueur inquiêtante.
- Eh bien, beau gosse, j’aurais besoin de certaines informations que tu détiens... Et que je veux.
Elle se mit à carresser les pectoraux de Laar de la pointe du couteau, formant des arabesques autours des cicatrices déja existantes, puis continua :
- Je veux que tu me dises à quel clan tu appartiens, qui est ton chef, et où se cache votre QG.
- Ca va pas ?
Laar cligna des yeux et reprit toute sa vigueur. Si elle croyait pouvoir lui faire peur, avec son couteau de pacotille... Il ne cracherait rien, même si on devait le traverser de part en part. Saraka avait trop confiance en lui pour qu’il puisse se premettre de la trahir, qui plus est pour sauver sa misérable peau.
- Je crois que tu n’as pas bien compris. Tu vas me le dire, ou je te tue, répondit l’autre en riant.
- Allez vous faire fouttre !
Le démon lui cracha dessus et la regarda d’un air insolent. La jeune fille essuya son fron du pan de la manque, et approcha son couteau de Laar, le faisant courir sur le visage de Laar, l’air très sérieux.
- Par quoi veux-tu commencer ? Tu veux d’abord que je te retaille les oreilles ? Où que je crève ces si beaux yeux rouges ?
Laar dégluttit. Elle pouvait toujours le faire, il s’en foutait. Il avait bein été aveugle, lui statue de granit, pendant près de 200 ans...
- Qui est ton chef, et où êtes vous postés ? répéta-t-elle d’une voix dure.
Laar resta muet, et fit mine de regarder ailleurs. Alors une douleur inouïe lui tansperça l’épaule droite. La fille avait profondément enfoncé son couteau dans la chair du démon, qui saignait à présent à flots bouillonants. Elle retira sa main pour ne pas se brûler, et sortit le couteau de la plaie en le faisant pivoter, obtenant ainsi un hurlement de douleur. Elle toisa une nouvelle fois le démon tremblant de spasmes et lui demanda d’une voix mielleuse :
- Tu ne veux vraiment pas me le dire ?
- Vas te faire voir...
Alors elle jeta son couteau au sol et attrapa un espèce de harpon metallique qui trainait sur l’atelier, encore tout taché du sang de sa dernière victime. Laar eut un hoquet d’horreur quand il vit l’arme s’élever dans les airs, et tetomber tout droit vers son estomac. L’instrument s’y enfonça profondemment, faisant gigler sur la fille une longue trainée de sang. Le démon hurla de plus belle, et commença à se débattre avec furie. Sur son ventre, l’autre tenait bon, et avait agrippé le harpon sur lequel elle tirait de toutes ses forces.
Celui-ci finit par s’arracher du corps de Laar, sortant avec lui des lambeaux de chair sanguinolente qui s’étaient accrochés aux dents de l’outil. Sans attendre, la jeune fille le réenfonça à quelques centimètres de la première blessure, et le ressortit à nouveau, charcuttant littéralement le flanc de Laar. Celui-ci fut secoué de violents spasmes qui éjectèrent littéralement la jeune fille. Il avait mal, si mal... Une souffrance profonde, inimaginable. Son buste n’était plus qu’une mare de sang, ses muscles des machines ouvertes à l’air libre... Un instant son regard croisa celui de Melkkar, vide, qui était toujours allongé au sol, inerte. Allait-il finir comme lui ? Allait-il... Mourir ? Il sentit un souffle. La fille lui susurait des mots à l’oreille. Elle farfoullait dans les plaies de son torse de la pointe du couteau.
La douleur était insoutenable.
Il lui avoua tout. Tout.

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